Le budget supplémentaire du Conseil Général vient d’être adopté par la seule majorité départementale, 19 voix Pour, 18 voix Contre (la droite et les 3 dissidents du PS ).

" La situation des finances départementales n’est plus la même qu’en mars dernier, lors du vote du budget 2009, elle est pire" a déclaré Martine Belnoue. "On entre toujours plus dans une période de pénurie pour les conseils généraux, a précisé Claude Roiron. Il faut adapter le budget à l’évolution négative des finances : moins 38% pour les droits de mutation, un million d’euros non versés par la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie, 4% de diminution de la subvention d’Etat pour le logement. Nous le faisons sans mettre en cause les dépenses sociales qui sont, en cette période de crise, indispensables à de trop nombreux habitants ".

Malgré une situation extrêmement contrainte, la nouvelle majorité départementale met en œuvre de nouvelles politiques : aménagement du territoire avec la restauration des ports de la Loire, poursuite du plan de téléphonie mobile et 66 communes équipées pour le haut débit, mise en place de 2 espaces publics territoriaux pour rapprocher les services départementaux des habitants ( le premier à Amboise puis, ensuite, à Chinon ) ; prise en charge de la compétence décentralisée depuis 2004 pour la restauration scolaire des collèges de Saint Pierre des Corps et de Fondettes ; renforcement de l’emploi durable avec la tituralisation de 12 contractuels au Laboratoire de Touraine.

"Nous renforçons le lien social entre les habitants a estimé Martine Belnoue, nous recentrons nos aides économiques sur les entreprises qui privilégient le territoire départemental. Mais il faut poursuivre nos actions pour obtenir d’autres moyens financiers de l’Etat, pour conserver la participation des entreprises au financement des actions menées par les collectivités territoriales, indispensables pour leurs activités et pour leurs salariés, pour faire contribuer le capital financier ".

Une nouvelle fois, Philippe Lebreton s’est livré à une forte charge contre la majorité départementale " ce budget supplémentaire est dangereux car il n’intègre pas les réalités nationales ". Pour lui, on dépense trop pour les services publics départementaux, on ne soutient pas assez les entreprises, on est ringard quand on veut développer la batellerie, les jardins ou les produits du terroir. Cette attaque extrêmement virulente a laissé sans voix Pierre Louault, le chef de file de la droite. Il n’avait plus rien à dire, Philippe Lebreton avait fait son travail.

Les 3 socialistes dissidents( P. Lebreton, A. Michel, M-C Boisseau ) ne devraient pas oublier qu’ils ont été élus par des électeurs de gauche qui veulent un vrai changement dans le département, qui veulent de meilleures réponses à leurs besoins et à leurs attentes.

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