L’assemblée départementale s’est réunie le vendredi 16 novembre pour échanger autour du prochain budget. Les élus socialistes ont souligné le contexte de crise et appelé à des efforts partagés, raisonnables, à une maîtrise de la fiscalité. Ils souhaitent construire un budget de responsabilité, d’efficacité et de solidarité.

Ils ont souligné la détérioration de la situation sociale, la hausse du nombre de demandeurs d’emplois et dénoncé les choix faits dans le passé par la droite départementale. Selon la conseillère générale de Montbazon les « dépenses sociales sont inévitablement appelées à augmenter »

Les 170 millions d’euros apportés en urgence aux départements sont très loin du coût global des dépenses sociales. Ainsi l’Indre et Loire en 2012 doit financer seul 49 millions d’euros non compensés par l’Etat pour la dépendance des personnes âgées, le handicap et le RSA.

Dans ce contexte de crise certains se sont laissé allés jusqu’à trouver « normal que les collectivités locales participent à l’effort »

Les élus de l’opposition se sont dits pour la première fois prêts à voter le budget si la majorité départementale était disposée à prendre en compte un certain nombre de leurs propositions pour « faire face à la crise ».

Ils appellent à plus de rigueur dans la gestion administrative et le recrutement des cadres. Ils proposent de cibler plus l’insertion vers l’emploi insistant sur les contrats d’apprentissage. Ils demandent d’aller plus vite pour le haut débit.

Au nom des élus Front de gauche, Martine Belnoue s’est réjouie d’avoir participé à faire perdre la droite dans le pays et souhaité que la gauche majoritaire pèse plus fortement pour un nouveau partage des richesses et pour donner un autre sens à la construction Européenne. Elle refuse l’austérité et appelle à une politique nationale tournée vers les besoins des populations. Au niveau départemental, elle souhaite que l’on se questionne sur les aides directes aux entreprises pour privilégier le soutien à l’artisanat, l’économie sociale et solidaire et les TPE.

Sport et culture sont des éléments essentiels du vivre ensemble et de l’équilibre des individus. La réponse aux besoins sociaux tels que la maladie d’Azheimer pourra difficilement se satisfaire du gel à 1% et 1,5% des dépenses ; le pouvoir d’achat des familles se réduit. et ne permettra pas une participation plus forte des familles.

« La question d’autres moyens pour les collectivités est posée. C’est à cette seule condition que nous pourrons définir de vrais choix politiques pour notre département ».

Lire en annexe l’intervention complète de Martine Belnoue