C’est ce qu’ont décidé en parfait accord l’inspection académique et le conseil général. Il reste, paraît-il, au préfet à prendre la décision. Pourtant les familles ont déjà reçu des dépliants leur annonçant la fermeture avant même l’avis donné le jeudi 13 février par le Conseil Départemental de l’Education Nationale (13 contre, 10 Pour, 1 abstention) et avant le vote en session du conseil général, le vendredi 28 février.

Samedi matin, sur le marché, j’ai été interrogée : « Alors, qu’avez-vous voté concernant le collège Paul Valéry ? ». Les habitants, une fois de plus, n’ont pas pu compter sur la presse locale pour être informés sur ma position.

J’ai alors expliqué que mon vote, au CDEN et au conseil général, avait été le même que pour Pasteur. Je me suis à chaque fois opposée à la fermeture des collèges parce que fermer un collège dans un quartier ou dans une petite commune c’est fermer un service public, parce que les arguments pédagogiques avancés pour justifier la fermeture ne m’ont jamais convaincue. La réussite de chaque élève dépend avant tout des missions de l’Education Nationale et des moyens qui lui sont accordés. Ce n’est pas la fermeture d’un collège qui permettra aux enfants de mieux réussir. Et si la mixité sociale est un atout parce qu’on s’enrichit de la diversité, c’est bien les politiques du logement qu’il faut d’abord interroger.

Peut-être que le seul conseiller général à avoir dit la vraie raison de ces fermetures c’est celui qui a déclaré « la fermeture est juste parce que nous devons réduire la dépense publique ! »

Comment croire à la sincérité des propos de l’opposition qui annonçait la fermeture d’un grand nombre de collèges après le rapport ROUSSEL en 2007, et qui aujourd’hui se positionne de façon opportuniste contre la fermeture des collèges. Si on les écoute, il faut un moratoire pour « se donner le temps de la compréhension et de l’acceptation ». Autrement dit, il faudra fermer mais attendons que les élections soient passées. Rappelons-nous aussi les milliers de suppression de postes d’enseignants sous le règne de Sarkozy !

Si je me suis opposée à la fermeture du collège Paul Valéry, j’ai aussi refusé de voter l’amendement proposé par le groupe de l’opposition.

Pour réussir, les enfants ont besoin de plus et mieux d’école. Cela aurait dû être le sens de la refondation de l’école.

Martine Belnoue, membre du CDEN, Vice-Présidente du Conseil Général